Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 15:45

chateau-cartes.gif  Les chiffres de la croissance économique en France et en Europe ne sont pas brillants, et c’est bien le moins que l’on puisse dire. + 0 % pour les deux derniers trimestres en France, c’est à se demander pourquoi l’on se sent obliger de préciser « + », c’est la panne, le calage. Le reste de l’Europe n’a pas à nous envier avec des niveaux équivalents, même les Allemands, notre nouveau modèle selon le Président, seront sous la barre des 1% en 2012, comme quoi tout à des limites. Les Etats Unis ne se démarque que parce que leur économie est très flexible, elle baisse fortement, et remonte donc plus vite, mais avec un chômage et un taux de pauvreté record. Ces chiffres bien alarmistes reflètent une réalité tout aussi morose, nous détaillerons un scénario catastrophe mais bel et bien réaliste. 

Dans la suite de l’épisode 1, comme nous le savons nos Etats européens sont fortement endettés, et certains pays sont au bord de la faillite. La Grèce en premier lieu est le maillon faible, ou du moins le plus faible des maillons de la zone Euro, c’est la raison pour laquelle c’est le pays qui a été attaqué par les marchés en premier. Ce pays ou la fraude fiscale est un sport national a donc maintenu tout au long de ces dernières années une croissance artificielle, financée par de la dette publique. On nous avait dit « si la Grèce tombe, par enchaînement ce sera les autres pays en difficulté, puis l’Italie et la France », c’était sans compter sur les marchés qui n’attendent pas la chute d’un pays pour en attaquer un autre. C’est actuellement ce qui est en cours en Italie, et la fin de la caricature qu’était leur Président du Conseil ne changera rien. Les solutions sont européennes, mais petit à petit, les digues sautent, et nous sommes bien incapables d’arrêter la vague, bloqués par des considérations politiciennes, de cours terme nationale. Le premier scénario catastrophe est donc celui d’une Europe incapable de donner une véritable réponse à la crise. La conséquence, les pays dit du « club med » tombent un à un, puis la France est dégradée et tombe à son tour. La zone Euro explose, les monnaies sont dévaluées, la dette elle double du fait des dévaluations, les Français qui sont parmi les plus grands épargnants mondiaux perdent leurs économies. La machine économique est au fond du gouffre car les revenus baissent, donc la consommation s’effondre. Les exportations font de même car nos principaux partenaires commerciaux, qui sont des européens, ont aussi leurs revenus qui ont chuté et ne peuvent plus consommer. Ce crash de l’économie européenne la plus importante au monde entraîne le reste des nations dans sa chute, les faillites des Etats entraîne la faillite des banques mondiales. La fin de la consommation européenne impacte fortement les pays en développement comme la Chine, le Brésil, l’Inde… qui n’ont plus de débouchés pour leurs produits. Les Etats Unis sombrent à leur tour, victime du contexte mondial et du surendettement de l’Etat et des particuliers. A ce moment-là, on pourra faire des comparaisons avec la crise des années 30.

Le second scénario peut être l’interprétation des conséquences de ce que l’on peut constater des politiques économiques en Europe. Alors que la France a adopté un premier plan de rigueur suite à une première révision de la croissance, un second vient de s’y ajouter il y a peu. Le gouvernement nous explique que grâce à ces dispositions, nous maîtrisons le déficit. Or, à peine ces mesures annoncées, la Commission Européenne demande à la France de revoir les prévisions de croissance à la baisse, et par conséquent de modifier le budget pour le rendre encore plus austère. Parallèlement, et pour une fois de manière relativement coordonnée, l’ensemble des pays européens s’adonne à la rigueur. Toutefois, l’argent prélevé en plus sous forme d’impôts, ou dépensé en moins sous forme de coupes budgétaires dans les administrations publiques, n’est plus injecté dans l’économie nationale ou européenne. Les effets sont un ralentissement de la croissance, donc des revenus, de la consommation, ce qui accentue l’impacte négatif sur la croissance. C’est alors un véritable cercle vicieux qui se met en place dans chaque pays, mais qui au-delà de ses propres frontière affecte l’Europe en général, car nos économies sont significativement interdépendantes. La mise en place de politiques économiques de rigueur de manière simultanée dans l’ensemble du continent conduit de fait à un cercle vicieux au niveau européen. L’absence de croissance économique dans la zone euro entretient la crise de la dette, car une moindre croissance c’est de moindres rentrées fiscales, donc de plus amples déficits et une dette qui devient incontrôlable. A cette étape ce scénario rejoint le précédent au niveau de la faillite des Etats. 

Il faut bien comprendre que la position actuelle n’est pas tenable, et ne peut que déboucher sur une réaction en chaîne comparable à celle que nous venons d’évoquer. Comme si tout ce que nous avons subit ne suffisait pas pour comprendre que la fiscalité et la souveraineté des Etats sont liés, que dans le contexte actuel il faut donc renforcer les recettes publiques. La Chancelière Allemande contre toute logique, décide de baisser les impôts en Allemagne, et ainsi d’affaiblir son pays et l’Europe dans une crise plus que jamais présente, elle démontre bien cette idée de la pensée politicienne, nationale et inconsidérée, pour servir son propre intérêt lors des prochaines élections générales en Allemagne. Si la réponse à la crise ne peut être qu’européenne, ce n’est pas n’importe quelle réponse européenne qui pourra mettre fin à la crise.

VIVAT Yann  

Par Yann Vivat - Publié dans : Divers
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Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 15:16

Made_in_USA-logoTM.jpg La faillite de Lehman Brothers en 2008 a plongé le monde dans une crise dont nous ne sommes pas sortis. A l’époque déjà, nous assistions à une crise de la dette privée, les subprimes étant ces créances ne pouvant être honorées par des particuliers américains surendettés, et mis à genoux par l’explosion de la bulle immobilière. Rappelons-nous du déferlement de milliers de milliards de dollars déversés dans les rouages de l’économie mondiale, rappelons-nous des plans de relance pour absorber ce choc économique mondial. Autant d’interventions étatiques qui ont participé à creuser nos déficits, et accentués par le ralentissement de la croissance, nous privant ainsi de rentrées fiscales. Replantons aussi le contexte d’avant crise, les théories libérales était dominantes en Europe et aux Etats Unis, et plutôt que de profiter d’une période relativement prospère pour résorber les déficits et la dette, les Etats se sont employés à réduire les impôts, bouclier fiscal en France, baisse de l’impôt sur les sociétés au Royaume Uni, baisse de l’impôt sur le revenuet les sociétés au Etats Unis… nous laissant ainsi sans réserves pour la gestion de la crise.


Si la réalité n’était pas si tragique, nous pourrions rire des chantres du libéralisme d’hier, qui du jour au lendemain se sont improvisés interventionnistes voir même Keynésiens ! Sauf que la réponse de l’Europe ne fut pas Européenne mais nationale, chacun fit ce qui lui semblait être le moins mauvais choix. Les américains ont inondé l’économie de liquidités émises par la Banque Fédérale (l’équivalent de la Banque Centrale Européenne), c’est à dire faire marcher la planche à billets. En face, la BCE qui est indépendante du pouvoir politique et qui répond, selon ses statuts, à un objectif de faible inflation, se contente de quelques timides interventions sur les marchés. La France fait un très timide plan de relance, pendant que les Britanniques en font un ridicule… ce qui a pour conséquence de n’être que peu efficace. En même temps, comment pouvions nous relancer massivement l’économie alors que comme nous nous étions coupés les bras par de multiples réductions fiscales ?
 
Le triste bilan n’est rien d’autre que les dettes privées immaîtrisables par la complexité et l’opacité des produits financiers a produit une crise, à laquelle les Etats ont répondu via des politiques économiques incohérentes, incomplètes, sans courage. Les dettes se sont reportées sur des Etats déjà fortement endettés et fragilisés par leurs politiques libérales d’avant crise. Chronologie d’une crise sans précédent à venir ? Aujourd’hui qui peut sauver l’économie en cas de nouveau choc ? Quand plus aucun Etat n’aura le fameux triple A, serons-nous soumis aux marchés qui géreront nos affaires, et détruira de fait la démocratie ? 

VIVAT Yann

Par Yann Vivat - Publié dans : Divers
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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 13:04

 

 

Les élus se mobilisent contre le projet de prospection puis d'exploitation de gaz de schiste en Ardèche !

Par Yann Vivat - Publié dans : En Ardèche
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Mercredi 12 janvier 2011 3 12 /01 /Jan /2011 14:36

La question énergétique est de plus en plus posée à l’heure ou le baril de pétrole ne finit pas d’augmenter,  tout comme le gaz naturel, l’électricité… L’énergie devient de plus en plus rare donc de plus en plus chère. En toute logique, une hausse de la production pourrait être une solution, et c’est ce que nous propose l’Etat. Ce dernier a vendu des permis de prospection d’énergie fossile dans le Sud Ardèche, sur un axe Privas-Les Vans, à des grands groupes internationaux pétroliers. Cette procédure engagée par l’Etat s’est faite en dehors de toute concertation locale, donc sans l’avis des collectivités territoriales et des habitants qui ont étés mis devant le fait accompli.

Mais que cherchent-ils ?gaz schiste poster

Des études géologiques récentes ont révélé que le sous-sol Ardéchois pouvait contenir de nombreuses réserves de gaz naturel et peut-être même du pétrole ! La contrainte pour accéder à ces potentielles réserves de gaz naturel, c’est qu’il faut utiliser une technique spécifique maitrisée par les seules compagnies pétrolières américaines. Sous entendu, si l’exploitation de notre sous-sol devait se faire, les bénéfices seraient nécessairement à partager avec ces compagnies.

 

Pourquoi refuser cette manne ?

Hormis le fait que des entreprises américaines s’accapareraient les richesses Ardéchoises, plusieurs éléments semblent poser question :

_ Toujours rechercher de nouvelles réserves d’énergie fossile ne va pas dans le sens du progrès, plutôt que d’investir des millions dans cette quête, il serait plus judicieux d’investir dans la recherche pour développer des véhicules propres. Extraire toujours plus d’énergie fossile c’est libérer toujours plus de dioxyde de carbone, et ça ne répond pas aux problématiques énergétiques à long terme.

_ L’économie Ardéchoise est tournée vers le tourisme grâce aux ressources d’un milieu naturel exceptionnel et préservé, qui est en cours de labélisation de l’UNESCO. Lorsque l’on regarde les dégâts sur les paysages de l’extraction du gaz de schiste, on comprend qu’il n’est pas compatible avec notre modèle économique. Par ailleurs, nos agriculteurs se convertissent peu à peu à la production bio, à la promotion des circuits courts, et à la valorisation des produits du terroir qui serait remise en cause par l’utilisation massive de produits chimiques pour l’extraction du gaz. Finalement, on détruirait ce qui existe afin de permettre à de grosses compagnies de piller les richesses de notre sol, et ne nous laisserait que de dérisoires lots de consolation.

_ L’impacte sur la santé publique d’une telle exploitation n’est plus à démontrer, je vous laisse le soin de consulter les antécédents de ces techniques en Amérique. D’une part l’extraction demande une quantité d’eau énorme, or les ressources en eau dans le sud Ardèche, comme tout le monde le sait, sont très limitées et manquent en été. Des produits chimiques sont additionnés à l’eau pour l’extraction et regagnent les différentes couches géologiques, ainsi que dans les nappes phréatiques. Enfin, du gaz échappe aux extracteurs et peut se retrouver partout dans l’environnement.

Capture d’écran 2011-01-12 à 14.03.55

L'ensemble des points visibles sur cette image satélite sont d'anciens forages dans le Comté de Garfield, Etat du Colorado aux Etats Unis. On peut apprecier les ravages de forages intempestifs proches les uns des autres et necessaires pour extraire ce gaz.

 

 

Ces permis vendus par l’Etat et plus particulièrement par le Ministère de l’Environnement vont complétement à l’encontre du Grenelle et d’une logique de développement durable. En outre, l’absence de concertation dénote un certain déni de démocratie, comme si les élus locaux et les habitants n’auraient pas leur mot à dire.

Comme nous encourage Stéphane Hessel, « Indignons-nous » et ne laissons pas notre terre Ardéchoise à quelques grosses entreprises qui n’auront aucun scrupule à détruire notre environnement.

Je vous invite donc à soutenir l’ensemble des actions menées contre ce projet et notamment le collectif contre l'exploitation du gaz de schiste en Ardèche : 

http://nonaugazschiste-ardeche.blogspot.com/

 

VIVAT Yann

Par Yann Vivat - Publié dans : En Ardèche
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Mercredi 29 septembre 2010 3 29 /09 /Sep /2010 17:45

Ci-dessous le lien pour télécherger mon mémoire de fin d'étude.

link

La problémtique traitée dans ce document :

 

Le lien que je fais dans ce mémoire de fipage garde mémoiren d’étude, entre les loisirs et l’émancipation, est le fruit de la rencontre entre ce principe de l’éducation populaire, et les pratiques des organismes qui se revendiquent de ce mouvement, et qui proposent des loisirs. À partir de cet exercice qu’est le mémoire de deuxième année je souhaiterais définir une éventuelle tension entre ces deux aspects théoriques et pratiques, en étudiant si les loisirs pratiqués sont vraiment facteurs d’émancipation ou non. Nous allons tout au long de ce mémoire, nous demander, quels rôles et fonctions ont les loisirs dans notre société, et si l’animateur socioculturel, qui axe sa pratique autour de l’organisation de loisirs, permet l’émancipation de son public. Finalement, comment est-il possible de s’émanciper ? Les loisirs permettent-ils cette émancipation ? Plus largement quel rôle jouent les loisirs da ns notre société ? Nous formulerons l’hypothèse de départ, plutôt pessimiste, mais qui est issue de mon expérience professionnelle, selon laquelle, les loisirs en général, et tel qu’ils sont organisés actuellement, dans les structures socioculturels, ne sont plus animés par cette volontée d’émancipation.

 

 

  VIVAT Yann

 

Par Yann Vivat - Publié dans : Divers
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